Association des Footballeurs Ivoiriens
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Réduction des salaires: Les joueurs ivoiriens prennent position et mettent l’AFI en mission !

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Le président Domoraud Cyrille a fait le point de la réunion aux délégués. Ces derniers ont opposé une fin de non recevoir aux mesures arrêtées par la Ligue professionnelle. (AFI )‎

Dans la foulée de la réunion du bureau de la Ligue professionnelle, l’AFI a convoqué ses délégués de clubs. Objectif : leur faire le point et avoir, par la même occasion, leur ressenti  et leurs attentes.

Ce vendredi, à son siège, l’AFI a pris langue  avec ses délégués, dans le strict respect des mesures de prévention contre le Coronavirus.  Il a été question, au cours de ces échanges - fort enrichissants - de faire le point complet de la récente réunion de la Ligue professionnelle. Une réunion élargie aux clubs ayant pour principaux centres d’intérêt le paiement des salaires des joueurs – dans un contexte particulier de pandémie - et les dispositions envisageables dans l’éventualité d’un retour à la compétition.

En la matière, le calendrier prévisionnel, qui accorde un temps de préparation de trois semaines minimums aux clubs avant la reprise, a rencontré l’adhésion des délégués. Il est de notoriété, en effet, qu’après une cessation d’activité prolongée, l’organisme de l’athlète a besoin d’être réactivé. Et cela passe par une préparation physique, assortie de séances technico-tactiques. Le président Domoraud Cyrille s’est, d’ailleurs, fait fort de le rappeler in-situ.

En revanche, les joueurs se sont montrés moins enthousiastes à l’évocation du plan social tel qu’arrêté par la majorité des participants à la réunion du mercredi et rendu public par la Ligue professionnelle via le site Internet de la Fédération. Un plan social qui autorise les clubs à verser aux joueurs 50% de salaires sur les mois de mars et d’Avril. Le règlement du mois de mai étant soumis à l’évolution de la situation de crise sanitaire à Coronavirus ; il pourrait résulter d’une négociation entre clubs et joueurs.

Pour les joueurs, cette pilule de réduction salariale ne passe pas. Une posture soutenue par des raisons clairement exprimées et parfaitement argumentées.  

  1. Le mois de mars a été entamé et en l’espèce est dû dans son intégralité. Des clubs, qu’on ne citera pas ici, l’ont déjà fait.
  2. La modicité des salaires pratiqués – souvent en deçà du SMIG (60.000 F CFA) - en Ligue1 et en Ligue2 est telle que toute réduction, quelle que soit la proportion, plongerait davantage les joueurs dans la précarité.
  3. L’arrêt du championnat et des séances d’entraînement relève du domaine d’un cas de force majeure.
  4. Des clubs traînent des impayés antérieurs à l’émergence du Covid-19.
  5. La Ligue professionnelle a versé la totalité des droits télé (pour la Ligue1) et de la subvention pour la Ligue2.
    Délé

    Une vue de la rencontre d'informations AFI-délégués de clubs

Ainsi, de l’avis des joueurs, rien ne devrait s’opposer au paiement intégral des salaires du mois de mars voire celui d’Avril. De plus, ils mettent à l’indexe « cette manière de nous imposer une mesure alors que les clubs ont perçu l’intégralité des droits télé et des subventions ».

De fait, les joueurs, acteurs principaux, se sentent lésés. C’est en cela que l’AFI a été, à nouveau, mise en mission auprès de la Ligue professionnelle. « Nous vous faisons confiance, et nous faisons confiance à la Ligue professionnelle. Il faut qu’on mette en avant les intérêts des joueurs », ont-ils plaidé.

De cette mission dépendra la suite à donner à cette situation très sensible, qui étale au grand jour les réalités du footballeur ivoirien et pour lesquelles l’AFI a toujours noué le lien du dialogue avec les instances dirigeantes. « Je ferai part de vos attentes au président de la Ligue »,  a rassuré Domoraud Cyrille en conclusion d’une rencontre de très grande qualité.

 

 

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