Association des Footballeurs Ivoiriens
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N’Goran Crépin, Goua Marc, Oussou Konan ...Voici comment ils vivent le confinement lié au Coronavirus

Association des Footballeurs Ivoiriens – AFI
A l'instar de N'Goran Crépin, Goua Marc et Oussou Konan, les footballeurs ivoiriens subissent l'impact du Coronavirus. (DR)‎

Le monde du football n’est pas épargné par la crise à coronavirus qui a plombé la plupart des activités socioéconomiques. Les joueurs ivoiriens, comme leurs collègues, sont contraints au confinement. Mais, entre petits exercices physiques, échanges virtuels avec les proches, divertissement (PlayStation), ils essaient de garder allumée la flamme de leur passion dans l’espoir d’un retour rapide à la normale.

Ils sont de la MTN Ligue1 et de la Ligue2 ivoirienne ou même des championnats étrangers. Ils ont en commun d’être des footballeurs ivoiriens, et membres de l’association nationale, AFI. Ces joueurs ont bien voulu lever un coin de voile sur leur quotidien en pleine période de confinement lié au coronavirus. International ivoirien, passé par l’Asec Mimosas et le Séwé Sports, Goua Mahan Marc défend désormais, les couleurs du Sporting Club de Gagnoa. Coronavirus oblige, le vice-champion de la Coupe CAF a dû regagner Abidjan où réside sa famille. « Je passe le temps, avec mon nouveau né (une fillette) et madame. De temps en temps, je m’adonne à quelques exercices physiques pour maintenir la forme. C’est clair qu’on sent un vide dans notre quotidien. Le football, c’est notre passion ; du coup quand on en est privé, ça se ressent forcement.»

N’Goran Crépin du FC San-Pédro, lui, n’a pas changé de base. Il est toujours à Abidjan. Mais, tout comme Goua Marc, il ne peut s’entraîner avec ses coéquipiers. Et ça depuis plusieurs jours. « Nous avons arrêté les entraînements au lendemain de l’annonce du gouvernement portant suspension de toutes les activités sportives (ndlr : lundi 16 mars), précise-t-il.  Depuis lors, chacun reste chez lui. Personnellement, je suis en contact avec le président. Il m’appelle très souvent et on a hâte que la situation évolue positivement pour qu’on puisse retrouver les terrains. Je prends aussi des nouvelles de mes coéquipiers, dans l’ensemble tout le monde va bien ».
 

Le Coronavirus, toujours lui, a freiné la rééducation de Gbané Mohamed. Opéré du genou grâce à l’implication de l’AFI, le portier de l’Africa Sports  a satisfait à quelque 10 séances, alors qu’il lui en fallait un peu plus. Fort heureusement, l’organisme de Gbané réagit très bien et le joueur dit se sentir en super forme.

Sociétaire de la RFC Yamoussoukro (Ligue2), Diabaté Yacouba explique, avec une pointe de désolation, sa situation et celle de ses coéquipiers.  « Moi, dit-il, je suis à Yamoussoukro. Tous les joueurs sont rentrés ; ils ont libéré la cité (l’auberge du club) à la demande du président. Le staff technique a établi un programme spécial.  On essaie de travailler en fonction en faisant notamment du  jogging en petits groupes ou individuel et des gainages etc. »

Magbi junior
Magbi Junior, ex-lauréat du Challenge AFI-CIE, observe le confinement au Maroc.

Magbi Laurent Gbagbo Junior, lui, évolue depuis janvier dernier en Botola Pro1 du Maroc après un début de saison canon avec l’AFAD. Le meilleur joueur du mois d’août 2019 de la MTN Ligue1 était en pleine acclimatation quand survint le coronavirus. D’où sa frustration dans des propos rapportés par lekpakpato.fr «Cette période d’arrêt est vraiment compliquée. Nous avons tous arrêté sans aucune idée de la date de reprise des entraînements. Depuis la maison, nous recevons du club des programmes d’entraînement. C’est difficile. Nous sommes habitués à courir et à faire des efforts physiques. Je suis très souvent avec Comara Cheick (un autre Ivoirien du club casablancais). Nous jouons à la PlayStation chez lui ou chez moi.»

Autre ancien lauréat du prix AFI, Oussou Konan s’adapte tant bien que mal à la conjoncture sanitaire depuis la Lausanne (Suisse) où il évolue désormais.  « 
On bosse comme on peu avec les moyens de bord à la maison et on dort. Je joue aussi à la PlaySation. Mais j’échange plus avec mes amis et connaissances par les réseaux sociaux. Et par moment je regarde des films africains comme je les aime bien. » Un quotidien sans un vrai match donc forcément peu emballant pour un footballeur dont c’est l’un des moments favoris.

Goua Marc reconnaît à juste titre que « l
es entraînements et les matches nous manquent. On prie tous pour que cette crise sanitaire s’estompe le plus rapidement possible afin qu’on puisse renouer avec notre métier. » En attendant, le respect scrupuleux des mesures barrières est de mise chez tous les joueurs.

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