Association des Footballeurs Ivoiriens
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Emmanuel Eboué : « Pour rester dans le football, il faut y avoir une activité…»

Association des Footballeurs Ivoiriens – AFI



L'ex-défenseur international a décidé de mettre sur pied un club pour apporter sa contribution au football ivoirien. (AFI )‎

Emmanuel Eboué, l’ancien latéral droit des Eléphants, d’Arsenal et de Galatasaray, est passé à autre chose. Exit l’affaire de divorce qui a agité son actualité dans un passé récent, Manu travaille à feu doux sur son projet de club. Dans cet entretien qu’il a accordé à l’AFI, le vice-champion d’Afrique parle de son ambition pour le football ivoirien, ses rapports avec Galatasaray et rend gloire à Dieu de lui avoir « donné la force de pouvoir supporter » ce qu’il a vécu.

Vous êtes au pays depuis quelques temps. Quelle est votre actualité?

Effectivement, je suis régulièrement au pays maintenant. Mais je fais, surtout, la navette entre Abidjan et l’Europe. Ceci dans l’optique d’apporter mon soutien aux jeunes frères qui veulent embrasser le métier de footballeur. J’ai créé mon propre club dénommé Emmanuel Eboué Football Club (EE FC). Un club qui aura en son sein un centre de formation. Le projet consiste à gravir les échelons pour jouer le championnat national.

C’est visiblement de la reconversion qu’il s’agit. Ce projet a-t-il été longuement mûri ou résulte-t-il plutôt d’un concours de circonstance ?

Le projet a été longuement mûri. Vous savez, le football c’est ma vie. Après la carrière de footballeur, je ne pouvais pas quitter le milieu. Mais il faut bien y demeurer à travers une activité.  D’où l’idée de créer un club et partager mon expérience avec les populations de notre pays.

Dans un passé récent, vous avez été encadreur dans le centre de formation d’Olivier Kapo. Le passage dans cet établissement aurait-il forgé cette ambition de vous lancer dans la création d’un club ?

Effectivement, j’étais aux côtés d’Olivier Kapo. Je suis allé le soutenir dans son projet en tant qu’un frère. Par ailleurs, je suis en train de passer ma licence B d’entraîneur en Angleterre. Je suis à fond dedans parce qu’il est important pour moi d’apporter mon expérience aux jeunes frères ivoiriens. Est-ce que le passage au centre d’Olivier Kapo m’a inspiré tant soit peu dans la mise en place de ce projet ? Je dirai oui. Mais ça n’a fait que renforcer la décision, parce que le projet, comme je l’ai dit tantôt, était déjà mûri.

« Galatasaray m’a assuré de son soutien »

Etes-vous vraiment chargé de la détection de talents pour Galatasaray, en Afrique, comme on a pu l’entendre ça et là ? 


Ce n’était que des bruits de couloir. Pour autant je garde des liens étroits avec Galatasaray. C’est un club qui m’a très bien accueilli et m’a beaucoup aidé. Je leur ai même parlé de mon projet de club. Ils m’ont assuré de leur soutien en temps opportun.

Vous disiez plus haut que votre projet consiste, à terme, à jouer le championnat. En tant qu’ancien footballeur de haut niveau, quelle est la nouveauté que vous voulez apporter dans un championnat qui n’attire plus du monde dans les gradins ?

Les anciens footballeurs que nous sommes, avons un grand rôle à jouer pour le retour des spectateurs dans les stades. Il nous faut cultiver l’entente entre nous afin d’aider nos jeunes frères à donner le meilleur d’eux-mêmes. C’est à ce prix que le championnat suscitera davantage d’engouement comme par le passé.

Eboué Emmanuel (au centre) et des responsables de l'AFI.

Je reformule ma question. En quoi votre projet est-il innovant et capable d’apporter un plus au football ivoirien ?

J’ai pour moi mon nom et mon expérience. Mais je compte aussi sur l’aide de l’AFI que je viens de rencontrer. Tous ces éléments mis ensemble vont me permettre d’apporter une contribution notable au football ivoirien. Du professionnalisme et toute l’organisation qui va avec.

A quand le démarrage effectif des activités du club ?

Nous sommes au stade des démarches administratives. Nous avons introduit la demande d’agrément auprès du ministère des Sports. Une fois que tout sera prêt, vous serez informé (rire). Un plan d’actions de communication est prévu à cet effet. Retenez déjà que le centre de formation comprendra trois catégories: les 10-13, les 14-16 et les 17-19 ans.

 

« Je serai plus attentif désormais aux actions de l’AFI »


Que nous vaut votre  présence ici dans les locaux de l’AFI ?

Je connais bien l’AFI. C’est intéressant que l’AFI contribue au développement du football ivoirien et apporte son soutien aux jeunes footballeurs. Je lui tire mon chapeau. Etant sur place désormais, je serai plus attentif à ses actions. Aussi, ce fut un honneur d’être invité dernièrement à la cérémonie de distinction des joueurs du mois de Ligue1. L’initiative est louable qui consiste à faire la promotion de nos jeunes frères. Et la présence des anciens internationaux à leurs côtés apporte une dose de motivation en plus. Je soutiens donc l’AFI dans ses œuvres.

Terminons avec cette tumultueuse parenthèse, autrement dit cette affaire de divorce qui a précédé la fin de votre carrière. Que s’est-il passé exactement ?

Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Je rends gloire à Dieu parce qu’il m’a donné la force de pouvoir surmonter ce que j’ai vécu. Aujourd’hui quand je vois Zézéto, le grand-frère Aruna, Capi (Domoraud) et tous ces frères et grand-frères avec lesquels j’ai joué, ça me va droit au cœur ; ça me remonte le moral.

Après coup, vous avez arrêté votre carrière …N’y avait-il pas possibilité de vous relancer ?

Je pouvais rejouer ; il y avait des contacts. Mais vu tout ce qui s’est dit à mon sujet,  j’ai pris la décision d’arrêter. Il y a aussi des personnes qui profitaient de ma situation pour soutirer de l’argent aux gens. Cela tendait à ternir mon image. Je ne pouvais pas rester sans rien faire. C’est pour cela qu’à un moment donné j’ai dû faire des vidéos. Il fallait que je rétablisse la vérité. Depuis lors tous ces voleurs, ces usurpateurs ont arrêté leurs sales besognes.

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