Association des Footballeurs Ivoiriens
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Après « Popito », un Kader Kéita frappe à la porte des Eléphants !

Association des Footballeurs Ivoiriens – AFI
Kader Kéita, le jeune milieu de terrain ivoirien qui brille en Belgique. (DR)‎

L’évocation de son nom fait forcément tiquer. Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas Kader Kéita, l’ex-attaquant du LOSC et des Eléphants de Côte d’Ivoire. Lui, c’est un  milieu relayeur de 20 ans,  qui brille sous les couleurs de Westerlo en Belgique. Une belle promesse pour le football ivoirien.

Même nom et un destin quelque peu similaire qui les a conduits tous deux dans les vestiaires de Lille Olympique Sporting Club (LOSC), à des époques différentes. Si Kader Kéita « Popito » a, depuis longtemps, rangé les crampons, le jeune Kader Kéita (20 ans), lui,  trace sa voie. Au KVC Westerlo (Division1 B belge) où il a posé son baluchon, il ya deux ans, le natif du Plateau s’affirme comme une belle promesse d’avenir pour le football ivoirien. Cette saison, le robuste garçon à la technique affinée a rayonné dans l’entre jeu des Jaune et bleu, par sa capacité à ratisser le ballon. « J’aime récupérer le ballon et casser les lignes. En un mot, organiser le jeu», explique ce titulaire indiscutable, qui a admirablement porté Westerlo sur ses épaules. Loin de se laisser griser par cette grosse saison, marquée, en outre, par trois buts et trois passes décisives, Kader Kéita vise toujours plus haut. « Je suis à ma deuxième saison en Belgique. J’ai terminé meilleur jeune espoir du championnat. Je suis aussi le joueur ayant touché plus de ballon. A 20 ans, c’est bien. Après, il ne faut pas rester sur ses acquis. Il faut continuer de travailler afin d’atterrir dans un championnat plus huppé ; c’est l’objectif à atteindre», se projette-t-il.
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Un gros volume de jeu qui a fait énormément de bien à Westerlo.

Milieu défenseur et relayeur, il offre un profil et une palette de qualités qui, de l’avis des observateurs, rappellent un certain…N’Golo Kanté. Ce n’est d’ailleurs pas pour déplaire à l’ancien Ajaccien quoiqu’il mesure l’étendue du travail à abattre pour se hisser à la hauteur vainqueur de la Ligue des champions 2021. « Les gens disent que j’ai des similitudes avec lui. Ça fait plaisir d’entendre ça. Pour arriver à son niveau, je dois travailler davantage », admet-il à la manière de quelqu’un qui ne dort pas sur ses lauriers. C’est à Ajaccio que le petit Kader, désormais sur les tablettes de plusieurs clubs et guidé par Emerse Faé, a commencé à écrire sa propre histoire. Arrivé d’Abidjan à 13 ans, il intègre le centre de formation du club corse et gravit les échelons à pas de géant. « J’ai eu beaucoup de chance, raconte-t-il. J’avais 16 ans mais j’étais surclassé avec la génération U-19. C’est comme ça que Marcello Bielsa m’a repéré lorsqu’on a fait le match contre les u-19 de Marseille ».


« Beaumelle me connaît »

  
« El Cholo » le conseille, alors, à Luis Ocampos (Lille). Ce dernier le supervise, lors d’un match contre Saint-Etienne. Concluant. Derrière, le deal est scellé. Alors qu’il est sur le point de signer pro avec Ajaccio, Kader Kéita met les voiles pour Lille, sur les traces de son illustre homonyme. « Le fait d’avoir le même nom qu’un joueur, de surcroît un Ivoirien, qui avait porté le LOSC m’a donné plus de crédit. Mais étant jeune, je devais faire mes preuves, être intelligent et travailler. Du coup j’étais dans ma bulle », se souvient-il. Couvé par des légendes du LOSC dont Rio Mavuba, Vincent Enyeama, il s’épanouit aux côtés des Yves Bissouma et autres Jonathan Bamba. C’est alors que l’équipe nationale de Côte d’Ivoire lui tend les bras. « Lors des éliminatoires de la CAN U-23, confie-t-il, j’avais dix-sept ans. J’avais été présélectionné pour le match contre le Niger. Au final, je n’ai pas été convoqué ».
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Une grande qualité de frappe au service de la technique

Pas de quoi le décourager même s’il ne cache pas cette envie de défendre les couleurs de la Côte d’Ivoire, notamment aux prochains Jeux Olympiques ! « Tout joueur veut jouer pour son pays, ça fait la fierté des parents et des amis. Pour ça, je me concentre sur le terrain. Si mon pays me fait appel pour les JO, je serai très content.» Au moment où s’opère la transition générationnelle chez les Eléphants, Kader Kéita, en vacances à Abidjan, se positionne comme un sérieux candidat au vestiaire orange. « Beaumelle me connaît. Il a appelé de nouveaux joueurs. La porte est ouverte à tous les joueurs ivoiriens. Il y a aussi de jeunes joueurs évoluant en Belgique qui ont été appelés. Ça veut dire que le coach prospecte partout. En ce qui me concerne, c’est de continuer à travailler. Après on verra bien !» La passion du drapeau, l’amour de la patrie, voici ce qui guide cet autre Kader Kéita, façonné par l’OSA dès le bas âge et qui s’était ensuite envolé pour la France .

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